On les attendait au tournant et voilà qu’après des mois d’enregistrement dans le Sauna Studios de Copenhague, les Marvins Revolt repointent le bout de leur nez ! Tout ça pour déposer la cerise « Patrolling the heights » sur le gâteau qu’était leur précédent album, « Killec ». Le groupe repart donc sur les mêmes bases, à savoir un rock vif et angulaire, mais ajoute ici une touche d’élégance en préservant la dynamique instrumentale et la singularité du chant. Les Danois s’aventurent sur des territoires qu’ils n’avaient encore jamais foulés, oscillant entre passages corrosifs et  envolées  sophistiquées,  portés par un song writing, là aussi, plus abouti. Le producteur TJ Lipple, qui a notamment collaboré avec MGMT, Medication ou son propre groupe Aloha, apporte une étincelle supplémentaire aux 9 titres de « Patrolling the heights »  scellant définitivement un album plein de maturité, d’énergie et de romantisme.

Grand retour d’Eric Pasquerau alias The Patriotic Sunday ! Après 4 ans d’absence depuis l’album Lay your soul bare, joyaux pop folk à l’intimité troublante, The Patriotic Sunday évite de répéter une formule devenue trop commune – celle du chanteur et de sa guitare acoustique – et s’entoure aujourd’hui de nombreux amis musiciens pour réaliser Characters.

D’abord écrites en solo, les chansons sont transfigurées par le groupe : Jonathan Seilman (This Melodramatic Sauna), Pierre Antoine Parois, et Arthur De La Grandière (de Papier Tigre). Puis elles sont enregistrées durant l’été 2007 par Miguel Constantino, dans la maison familiale.Characters peut se présenter comme la rencontre entre Elliot Smith, Modest Mouse et David Grubbs pour ne citer qu’eux. Le name-dropping est infini et renforce cette impression que l’album s’étend dans la diversité de sons et d’atmosphères.Les textes reflètent autant de personnalités multiples et de caractères condensés en une seule personne, d’où le titre de l’album. En résumé, une douce schizophrénie teintée d’humour, comme pour mieux masquer le vide d’une existence sans risque.

Projet relativement jeune, Pharaohs renaît des cendres de la formation HPR avec un titre d’album qui semble tirer un trait sur cette période pour mieux aller de l’avant. Formé à la fin de l’année 2008, le groupe ne perd pas une minute avec un maxi en poche et déjà trois tournées à travers l’Angleterre à son actif ! Les quatre kids du Kent jouent une musique que l’on pourrait qualifier de math/pop, mixant un chant aux lignes ultra-mélodiques à des structures instrumentales beaucoup plus alambiquées. On retrouve sur We’ve tried nothing and were all out of ideas des notes 90’s à la Saves the Day, mélangé à la fraicheur d’un Color et l’intemporalité d’un Police.Remarqué par plusieurs radios et chroniqué comme étant l’un des groupes à venir les plus excitants de la scène anglaise, il semble bien que 2010 soit l’année de l’explosion pour Pharaohs !

Coup double pour les cinq anglais de Minnaars : leur premier album est aussi la première prod’ du label HipHipHip ! Et le responsable n’est autre que l’excellent Tom Woodhead (Forward Russia), aux commandes d’un Of our delirious former loving hours résolument catchy et dansant. Rappelant parfois les mélodies de leurs ainés de Foals, Bloc party ou Robocop Krauss, le groupe de Leicester évolue dans le registre disco-math-rock sans laisser place aux comparaisons faciles. En l’espace de 8 titres, Minnaars frappe un grand coup en réalisant un premier album aux lignes mélodiques imparables et à l’énergie explosive !

 

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